



Champoléon, une vallée à savourer en douceur...
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Ce qui frappe le plus le visiteur qui pénètre la première fois dans la vallée de Champoléon, c´est sans doute son caractère sauvage et authentique.
L´espace dévolu aux cultures et à l´habitat est assez restreint face à l´amplitude des reliefs. Les hameaux s´égrainent le long de la rivière (le Drac Blanc, ou Drac de Champoléon), chacun d´entre eux ou presque pointant un clocher vers le ciel. Bergeries, cabanes d´alpages et jas, prairies de fauche, alpages et troupeaux...
Dans la vallée, le pastoralisme n´est pas né d´hier, et l´histoire continue. Chaque début du mois d´octobre, "la foire au Tardon" est l´occasion de fêter la vallée et de constater combien sont beaux les "tardons", agneaux nés au printemps ayant passé l´été en alpage.
Enfin, plus de la moitié du territoire de la commune est en zone centrale du Parc National des Ecrins : la flore et la faune, d´une richesse exceptionnelle, y sont protégées. Entre autres, chamois et bouquetins sont nombreux à fréquenter la vallée et ses vallons supérieurs.
Certains alpages du Parc National des Ecrins sont utilisés comme pâturage d´été depuis fort longtemps.. Les alpages de la vallée de Champoléon sont parsemés de "jas", abris sous roche ou cabanes maçonnées, dont certains sont très anciens (âge du bronze, entre 2500 et 900 ans av. JC). Des bergers ont signé leur passage dans ces alpages en gravant sur la roche des symboles, noms ou dates....
Plus récents, certains hameaux d´altitude ont été habités toute l´année jusqu´au début du XXe siècle (Méollion, les Pourroyes). D´autres étaient utilisés temporairement (l´Aupet, Chaumeille, Chaumeillon, chalets du Tourrond...), abritant les familles et leur troupeau en alpage. La tome de Champoléon, fabriquée dans ces chalets, était réputée au XIXe siècle.
